19.05.2012

HIRIW : Gouel Erwan ! Fêtez Saint Yves et la Bretagne à Lorient !

Samedi 19 Mai, D'ar Sadorn 19 a viz Mae


15 h : spectacle de danse des enfants War'l leur Mor-bihan, Océanis, Ploemeur avec les jeunes danseurs des cercles :

Armor Argoat Lorient, Brizeux Lorient, Bugale an Oriant, Bugalé Melrand, Groix, Languidic, Le Croisty, Plœmel, Noyalo et Vannes

Pont des Indes et rives du Scorff, entre Lorient et Lanester

 

  FEU D'ARTIFICE MUSICAL 

Fête de la Bretagne / Gouel Breizh

 

Invité 2012 : Lucien Gourong



21h00 : Parade d'une rive à l'autre

Départ : avenue Gabriel Péri, Lanester, passage Pont des Indes, arrivée Boulevard Laennec, Lorient avec : 200 enfants de la confédération War’l leur Morbihan des cercles Armor Argoat - Bugale anOriant - Bugale Melrand -Brizeux- Le Croisty - Vannes - Ploemel - Locoal Mendon -Rhuys/Noyalo - Groix - Languidic - Kerlenn er Bleù


Les cercles celtiques : An Drouz Vor Port Louis, Armor Argoat de Lorient et Cercle de Franconville (+ bagad Franconville), Boked er Lann Larmor Plage, Brizeux Lorient, Bugale an Oriant, Rahed Coet Languidic, Korollerien ar Skorv, Korollerien Tud er Mor et bagad : Sonerion Lannarstêr, Ar Lenn Glas, Languidic, Bleidi Kamorh

 

22h15 : Spectacles Lucien Gourong et Mat'lots du Vent

 

23h : Feu d’artifice musical

Arrangement par Yves Ribis.

Visible de l'avenue Gabriel Péri, à Lanester, du pont des Indes et du boulevard Laennec à Lorient.


23h15 : Triomphe des sonneurs, danse des mille

 

 Deuit niverus da lidañ gouel breizh!

Venez nombreux fêter la Saint-Yves !

SANT ERWAN - SAINT YVES, patron des Bretons

Fest laouen d'ar Vretoned ! Bonne fête à tous les Bretons !!! Mais qui était Saint Yves, patron des Bretons que l'on fête à travers le monde ?

Il était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit. Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléans, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier. Sous l'influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur. Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autres, à une vie de prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Écriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle. Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres. On l'appelle 'le prêtre saint'. Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.Saint Yves, diocèse de Saint-Brieuc

"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation par Clément VI (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique–cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…
Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint–Yves. Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est en bénédiction.
Pourquoi cet humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?" (
site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier)

"Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Yves Hélori fut aussi le modèle des pasteurs: prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie. A sa mort, le 19 mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable centre de pèlerinage... Il n'est guère de paroisse en Bretagne où le culte de saint Yves ne soit rappelé par une statue ou un vitrail." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Yves)

Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.

A lire aussi:
Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves, le 19 mai 2003.
Près de Tréguier en Bretagne, l’an 1303, saint Yves, prêtre, qui, dans sa charge d’officiel, rendit la justice sans faire acception de personnes, favorisa la concorde, défendit pour l’amour du Christ les causes des orphelins, des veuves et des pauvres et accueillit chez lui les miséreux. (Martyrologe romain)

Source : Nominis

17.05.2012

FETE DE L'ASCENSION

La rédaction vous souhaite une sainte fête de l'Ascension !!!

16.05.2012

Fraternité Saint Pie X : communiqué officiel de Rome

En début d'après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant: "Comme cela a été indiqué par la presse, aujourd'hui s'est tenue la session ordinaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, au cours de laquelle a notamment été discutée la question Fraternité St.Pie X. A l'examen de la réponse de Mgr.Bernard Fellay, parvenue le 17 avril, ont été formulées certaines observations qui seront prise en compte lors des prochaines discussions entre le Saint-Siège et la Fraternité St.Pie X. Etant donnée la position par eux prise, les cas des trois autres évêques de la Fraternité devront être traités séparément et individuellement".

Source : VIS 16/05/2012

LA MESSE EN BRETON : réponse à ProLiturgia

com.jpgLe site ProLiturgia a publié cet article le 12 mai dernier :  "Sur le site internet du diocèse de Saint-Brieuc, l’Evêque annonce des messes en langue bretonne dans plusieurs paroisses.

Le Siège apostolique rappelle que des telles célébrations eucharistiques ne sont pas permises puisqu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de missel romain en langue bretonne approuvé par Rome.
Nul doute que Mgr Moutel, qui a promis obéissance au Souverain Pontife, se hâtera de mettre la liturgie de son diocèse en accord avec les décisions magistérielles et de rappeler aux prêtres qu'ils sont les serviteurs de la liturgie et non les propriétaires."

Ceux qui ont écrit cet article semblent bien méconnaître le sujet breton, et nous les invitons donc à se diriger vers des personnes qui le connaissent parfaitement, et qui travaillent sur ce sujet depuis bien longtemps.

Avant toute chose, doit-on rappeler que "la Loi a été faite pour l'Homme et non l'Homme pour la Loi" ? La légalité, c'est bien, mais elle doit être au service de l'homme et non le contraire. Si la liturgie n'appartient certes pas à l'homme, il convient cependant de se rappeler ces paroles. Il faut certes se conformer au Droit canon, mais est-il utile de rappeler que la Tradition a aussi sa place, et que l'essentiel est ne ne pas dénaturer le Saint Sacrifice de la Messe ?

La religion chrétienne s'est implantée en Bretagne en s'inculturant totalement, et c'est bien cette méthode qui a fait recette dans un pays depuis à forte entité chrétienne, qui a engendré de très nombreux missionnaires, qui eux-mêmes ont appliqué ces méthodes. La tradition latine n'est venue que bien après, et la version  francisée plus encore. Notez en passant qu'il existait il y a bien longtemps une liturgie propre de rite celtique, qui fut abandonnée au profit du rite romain, laissant cette Eglise particulière de côté.

Il s'avère que, alors que l'Eglise était un des principaux acteurs de la promotion du breton, elle a peu à peu lâché cette langue, cela allant de pair avec l'abandon de la liturgie : lié à la sécularisation de la société, on voit le résultat actuel... Or les racines chrétiennes de la Bretagne sont bretonnes par nature, latines par Tradition ecclésiale, françaises par les événements historiques. Nier cela, c'est méconnaître l'histoire des peuples, et participer insidieusement au naufrage des Eglises locales, qui doivent s'appuyer sur les racines séculaires de la Tradition, et c'est participer tout autant à l'éradication de leurs langues. Comme nous l'avons déjà signalé, la culture hors-sol n'a jamais donné du bon. Or le paragraphe 14, article 36 de la cinquième instruction "pour la correcte application de la Constitution sur la Sainte Liturgie", l'introduction des langues vernaculaires dans la Liturgie de la part de l'Eglise, peut avoir un effet sur la progression de telle langue particulière, ou même décider de son sort. Certains s'en préoccupent, tout en ayant à coeur de proposer une liturgie conforme aux Canons romains, et considérant qu'il s'agit d'une véritable exigence culturelle et pastorale, utile dans la nouvelle évangélisation appelée par le Saint Père.

Ainsi donc, pour répondre concrètement aux questions évoquées par ProLiturgia : au niveau des lectures et oraisons, il n'existe pas de lectionnaire avec Imprimatur. Des travaux ont certes été faits par Minihi Levenez, par l'abbé Derrien, ou par l'abbé LeClerc, et bien d'autres, mais sans soutien financier, et sans Imprimatur.

Au niveau de l'Ordo Missae, il existe actuellement un missel interdiocésain, qui a demandé des années de travail, et a été présenté à Rome il y a environ cinq ans, et qui est en attente de validation, étant en ce moment dans les derniers rouages. Quelques remarques mineures avaient été faites, et ont été corrigées. Le décret, suivant nos sources, ne devrait donc pas tarder.

Auparavant, il existait l'Ordo Nevez, dont l'Imprimatur avait été donné en 1969 par Monseigneur Boussard et Monseigneur Kervéadou. Cet Ordo était une traduction littérale de l'ordinaire de la messe, de la formule d'absolution, de quelques autres textes... et avait été fait à l'époque où cela était encore autorisé, pour expérimentation.

Bien des années après, sur initiative du diocèse de Saint Brieuc- Tréguier, une commission interdiocésaine a été créée par les trois diocèses de Bretagne occidentale, la Congrégation pour le Culte divin ayant demandé à Monseigneur Guillon, évêque de Quimper, de proposer un Missel Unifié plutôt que la version léonarde proposée par le diocèse de Quimper. Le Saint Siège n'ayant pour principe que de n'approuver un seul texte pour une langue donnée. Le breton comprend plusieurs dialectes, et il importait donc de travailler en commun pour proposer un Missel unique.

Comme nous l'avons signalé plus haut, le travail a bien été fait, et présenté, mais mettre l'usage de la langue bretonne en stand-by en attendant l'approbation définitive du Saint Siège, c'est signer la mort des racines bretonnes et donc chrétiennes de la Bretagne qui déjà ne se portent pas au mieux. User du breton dans la liturgie ne signifie pas que l'on fait tous n'importe quoi. Une messe en français, latin et breton ou tout en breton n'engendre pas automatiquement une liturgie biaisée. Tout comme en français, (voire parfois en latin), il y a le bon grain et l'ivraie. Pour ce qui est de l'usage des langues vernaculaires, il importe de se baser sur un plan pastoral initié par les évêques des lieux, tenant compte des idiomes qui y sont employés, dans le respect de la liturgie. C'est pourquoi Monseigneur Guillon, alors évêque de Quimper avait préfacé le travail proposé par le centre spirituel Minihi Levenez, permettant de proposer la liturgie cadrée, avec un missel provisoire à l'intention des fidèles et des prêtres - missel provisoire en attendant l'approbation de Rome concernant l'Ordo Missae en breton, que Monseigneur Centène, évêque de Vannes propose actuellement une action pastorale bretonne à la suite de Monseigneur Gourvès, etc...

Alors si effectivement le travail de ProLiturgia consiste à tout faire pour recadrer les choses, souvent à juste titre, il s'agit aussi de le faire avec discernement, car avec un tel article, vous ne participez pas à la communion ecclésiale et à la mission d'évangélisation, mais vous vous mettez ici à pied d'égalité avec les équipes paroissiales aux messes "boum-boum-tsoin-tsoin" qui refusent le breton (au même titre que le latin d'ailleurs). A un jacobinisme liturgico-français vous adjoignez un jacobinisme liturgico-romain sans prendre en compte les aspirations des populations locales* qui pourtant sont touchées au coeur, alors que tout bon missionnaire le faisait, dès les débuts du christianisme et jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Nous vous invitons donc à relire la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens, qui sans nul doute est une leçon d'enracinement !

Eflamm Caouissin

(Illustration : Le Viatique, par Herri Caouissin - Collection Ar Gedour)

Pour en savoir plus : "de l'usage des langues vernaculaires dans l'éditions des livres de la liturgie romaine"

* Nous déplorons qu'une telle intervention se rapproche d'une Déclaration du Comité de salut public «Dans une République une et indivisible, la langue doit être une. C’est un fédéralisme que la variété des dialectes [… ], il faut le briser entièrement.»

14.05.2012

EXPRIMER EN MUSIQUE LA FOI DE L'EGLISE

egl catho benoit xvi 1.jpgLe Président de la République italienne, M.Giorgio Napolitano, a offert hier un concert à Benoît XVI pour le septième anniversaire de son pontificat. L'orchestre et le chœur du Teatro di Roma, dirigés par Riccardo Muti et Roberto Gabbiani, ont interprété Salle Paul VI, le Magnificat en sol mineur de Vivaldi, puis le Stabat Mater et le Te Deum' des Quatre pièces sacrées de Verdi. Le Pape a remercié tous ceux qui ont participé à sa préparation et à son exécution, soulignant la sensibilité du Maître Muti pour la musique sacrée et son engagement pour faire connaître un répertoire qui "exprime en musique la foi de l'Eglise".

Le Magnificat de Vivaldi, a-t-il observé "est le chant de louange de Marie et de tous les humbles de cœur qui reconnaissent et célèbrent avec joie et gratitude l'action de Dieu dans leur vie et dans l'histoire, de Dieu qui a un style différent de celui de l'homme parce qu'il se place du côté des derniers pour donner l'espérance. La musique de Vivaldi exprime la louange, la jubilation, le remerciement et aussi l'émerveillement face à l’œuvre de Dieu, avec une extraordinaire richesse de sentiments... Le registre change avec les deux pièces de Verdi que nous venons d'écouter: nous nous trouvons devant la douleur de Marie au pied de la croix. Ce grand auteur d'opéras italiens, qui avait cherché à exprimer le drame de tant de personnages dans ses œuvres, présente ici celui de la Vierge Marie qui regarde son Fils sur la croix. La musique devient essentielle et 's'agrippe' presque aux paroles pour en exprimer le contenu le plus intensément possible...afin que nous puissions participer à sa douleur maternelle et faire brûler notre cœur d'amour pour le Christ jusqu'à la strophe finale, supplique intense et puissante à Dieu demandant pour son âme la gloire du Paradis, aspiration ultime de l'humanité".

Le Te Deum est aussi "une succession de contrastes, mais l'attention de Verdi aux textes sacrés est minutieuse et il nous en offre une lecture différente de la tradition. Il n'y voit pas tant le chant des victoires ou des couronnements mais, comme il l'écrit, un enchaînement de situations: l'exultation initiale..., la contemplation du Christ incarné qui libère et ouvre le Royaume des cieux..., l'invocation...pour l'obtention de la miséricorde, et enfin le cri répété par la soprano et par le chœur avec 'In Te Domine Speravi, avec lequel le morceau se termine, presque une supplique de Verdi lui-même pour garder l'espérance et la lumière en fin de vie".

Source : VIS 12/05/2012

13.05.2012

Une église du Morbihan incendiée

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’église Saint-Nicolas de La Gacilly (Morbihan) a subi d’importantes dégradations, notamment le choeur.

Une ou plusieurs personnes ont pénétré par effraction dans l'église. Elles ont incendié des habits de messe. Le feu s'est propagé au choeur. Ce matin, les pompiers ont maîtrisé le sinistre. Les techniciens d’investigation criminelle de la gendarmerie ont relevé les indices et quitté les lieux vers 15 h.

Les baptêmes qui devaient être célébrés aujourd’hui en cette même église ont été transférés à La Chapelle-Gaceline.

Source : Ouest-France

09.05.2012

LA PRIERE QUI SOUTIENT PIERRE

"Dès mon élection comme Successeur de Pierre, je me suis senti soutenu par la prière de l'Eglise, surtout dans les moments difficiles". C'est ce qu'a confié Benoît XVI au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre. La prière constante et unanime, a-t-il ajouté, "constitue un instrument précieux pour surmonter les épreuves de la vie car, solidement unis à Dieu, nous le sommes aussi entre nous". Poursuivant le cycle des catéchèses consacrées à la prière dans l'Eglise primitive, le Pape a évoqué l'incarcération de Pierre par Hérode Agrippa et sa libération miraculeuse, tels que les rapportent les Actes des Apôtres. Tandis que l'apôtre gisait en prison, l'Eglise ne cessait de prier pour lui. Ayant réagi à la "force de cette prière constante, le Seigneur réalisa une libération impensable et inespérée, envoyant son ange". De son côté, Pierre "faisait preuve de calme et de confiance. Confiant en Dieu, se sachant entouré de la prière des siens, il s'était totalement abandonné dans les mains du Seigneur. Ainsi doit être notre prière, assidue, solidaire, pleine de confiance envers Dieu qui nous connaît et prend soin de nous".

Une fois libre, Pierre gagna la maison de la mère de Marc, dans laquelle de nombreux disciples s'étaient rassemblés pour prier. Comme dans d'autres situations rapportées par les Actes, "la réponse de la communauté face au danger fut de s'en remettre à Dieu en intensifiant le rapport avec lui... Ce doit être un rappel important pour nos communautés, les petites que sont les familles, comme les plus grandes, paroisses, diocèses, Eglise toute entière".

La libération de Pierre, a conclu le Saint-Père, "nous montre que si l'Eglise, chacun de nous, traverse des moments sombres, des épreuves, c'est la prière incessante qui représente un soutien". Grâce à elle, "le Seigneur nous libère de nos chaînes. Il nous guide...et nous procure la sérénité du coeur nécessaire pour faire face aux difficultés de l'existence, comme le rejet, l'opposition ou la persécution... Quoique enchaîné, Pierre était apaisé, certain de ne pas être seul. La communauté priait pour lui et le Seigneur était à ses côtés. Il savait que la force du Christ se manifeste pleinement dans la faiblesse".

Source : Cité du Vatican, 9 Mai 2012 (VIS).

QUISTINIC (56) : Pardon Sant Matelin

quistinic, pardon, saint mathurin"O Sant Matelin benniget..."

Entonnez ce cantique traditionnel à Saint Mathurin, à l'occasion du Pardon en l'honneur de ce saint, qui aura lieu à Quistinic à 10h30 dimanche prochain 13 mai 2012.

Mais comment se fait-il que saint Mathurin soit arrivé ici ? Eh bien, pour cela, laissons la parole à l'abbé Marcel Blanchard, recteur de cette paroisse depuis 1971. Un monument, cet abbé... un puits de connaissance musical, un fervent défenseur de la culture bretonne et de l'inculturation du christianisme dans cette culture, et que plus d'un pourrait prendre exemple dans ce que l'on appelle aujourd'hui la nouvelle évangélisation.

La tradition nous dit que ce sont des moines Trinitaires missionnaires qui sont venus établir un prieuré, à Quistinic, plus exactement à Locmaria. Ils avaient une grande dévotion à la Sainte Trinité, ce qui est le point central de  notre foi. Et quand ils sont partis de Quistinic, ils ont laissé la belle chapelle dédiée à la Mère de Dieu sous le vocable de Notre-Dame de la Trinité. Or, ces moines avaient aussi beaucoup de dévotion pour saint Mathurin. Pourquoi ? parce que saint Mathurin, aux tout débuts de l’Eglise, au 4ème siècle, avait délivré du démon la célèbre Théodora, qui, après sa guérison devint la femme de l’empereur romain Constance-Chlore, ce qui le rendit célèbre comme exorciste et ce souvenir fut conservé jusqu’au 19ème siècle au couvent St-Mathurin de Paris dont les Trinitaires avaient la charge. Ce sont donc  les moines Trinitaires qui ont fait cadeau à notre paroisse de la dévotion à saint Mathurin vraisemblablement dès le 16ème siècle. C’est donc depuis plus de 500 ans que saint Mathurin estquistinic,pardon,saint mathurin honoré  et chanté à Quistinic. Le cantique breton dont nous disposons a été fait il y a une centaine d’années. La langue bretonne en est très belle, les 37 couplets font le récit assez fidèle de la vie de saint Mathurin. En voici le résumé :

Mathurin est un gallo-romain, né en 250, à Larchant, à 80km au sud de Paris, dans une famille de notables que le christianisme n’avait pas encore touchée. Son père s’appelait Marinus (en français : marin), d’où la forme affective du prénom Mathurinus ( Mathurin, et en breton : Matelinn). Dès son enfance, Mathurin ouvrit son esprit et son coeur à l’Évangile de Jésus, que prêchait dans la région un missionnaire nommé Polycarpe. Il s’ouvrit ensuite à la vie divine de si merveilleuse façon, que son père Marin et sa mère Euphémie (qui veut dire : de bonne parole) se convertirent à son exemple. (Voir les vitraux de la chapelle).


Devenu prêtre et, à son tour, missionnaire de l’Évangile dans une civilisation hostile et sous un État persécuteur, les miracles accompagnaient sa prédication. Sa réputation de saint et de guérisseur le fit appeler à Rome, vers l’an 292, où il guérit, en l’exorcisant la fille de l’empereur Maximien. (Voir le grand vitrail de la chapelle). Trois ans plus tard, il mourut à Rome. Son corps fut ramené à Larchant, comme il l’avait demandé.


A Larchant, son tombeau devint le centre d’un pèlerinage très important durant tout le Moyen-Âge. Au 13ème siècle, on y construisit une belle et grande basilique qui fut ruinée au 16ème siècle, mais qui, sauvegardée aujourd’hui par les Beaux-Arts, demeure encore très impressionnante. La dévotion à saint Mathurin se répandit en direction de la Bretagne en raison des échanges religieux qui se développèrent après les invasions normandes du 9ème siècle.


quistinic,pardon,saint mathurinDès le 15ème siècle, la paroisse de Quistinic devint un centre de dévotion à saint Mathurin, grâce aux moines Trinitaires (appelés ‘Mathurins’ qui étaient venus s’établir au village de Locmaria où ils édifièrent une belle chapelle en l’honneur de Notre-Dame de la Trinité et qui desservaient à Paris l’église St-Mathurin, rue St-Jacques, demeurée très célèbre jusqu’à la Révolution de 1789, mais qui fut détruite au 19ème siècle pour ouvrir le boulevard St-Germain. C’est à Moncontour (Côtes d’Armor) et surtout à Quistinic que la mémoire de saint Mathurin s’est le mieux maintenue...


(Extrait de l'homélie de l'abbé Blanchard lors du pardon de 2010)

Photos : http://paroissedequistinic.blogspot.fr

08.05.2012

Veillée des Gedourion à Saint Christophe (Lorient-56)

Samedi 5 mai avait lieu une veillée d'adoration eucharistique animée par l'ensemble GEDOURION AR MINTIN, à l'occasion du pardon de Saint Christophe, sur invitation de la Paroisse. Si l'assemblée était peu nombreuse, la chapelle Saint Christophe a cependant résonné des notes cristallines de la harpe celtique et des chants polyphoniques en breton, latin et français, devant Jésus Eucharistie, pour une veillée très priante.

Cette chapelle est le lieu de répétition des Gedourion, chaque vendredi soir à 21h. Si vous aussi vous souhaitez intégrer une chorale chrétienne et bretonnante, vous pouvez vous rendre sur place un vendredi afin de découvrir l'ensemble.

Prochain RDV : pardon de Sainte Anne de Bois (Berné -56) le lundi de la Pentecôte. Les membres locaux (et plus peut-être) des Gedourion seront présents selon la formule SOS PARDONS pour soutenir la liturgie par leurs voix.